Côte d’Ivoire-Sénégal : sous la pression des élections présidentielles
Comme s’ils se sont entendus, le vendredi 06 octobre 2023, le chef de l’Etat ivoirien Allassane Dramane Ouattara a limogé le premier ministre, Patrick Achi et dissous le gouvernement. Au même moment à Dakar au Sénégal, le président, Macky Sall a signé un décret mettant fin aux fonctions des ministres, tout en prenant soin de reconduire le premier ministre, candidat de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle de 2024.

Comme s’ils se sont entendus, le vendredi 06 octobre 2023, le chef de l’Etat ivoirien Allassane Dramane Ouattara a limogé le premier ministre, Patrick Achi et dissous le gouvernement. Au même moment à Dakar au Sénégal, le président, Macky Sall a signé un décret mettant fin aux fonctions des ministres, tout en prenant soin de reconduire le premier ministre, candidat de la majorité présidentielle à l’élection présidentielle de 2024.
Par Karl DOVONOU
“ Patrick Achi n’est plus premier ministre à compter de ce vendredi 06 octobre 2023’’, c’est par ce décret présidentiel laconique lu à la radio et télévision, les chaînes nationales officielles ivoirienne, que l’information est portée aux ivoiriens. ‘’Achi et le gouvernement sortant assumeront temporairement leurs fonctions jusqu’à ce qu’un nouveau premier ministre soit nommé et qu’un nouveau gouvernement soit mis en place ‘’, a déclaré Abdourahlane Céssé, le secrétaire général de la présidence ivoirienne.
Ouattara a exprimé sa gratitude pour leurs engagements au service de la nation ces dernières années’’ a-t-il ajouté. Achi est premier ministre, depuis 2021 et reconduit en avril 2022. Selon nos sources proches de la présidence, le président Ouattara, à deux ans des élections présidentielles a deux cartes à jouer : soit il se représente pour le 4è mandat, soit il fait avec les loyaux.
‘’La nouvelle Constitution m’autorise à faire deux mandats à partir de 2020’’, a déclaré en 2018 le président Allassane Dramane Ouattara, interrogé sur la possibilité de se représenter. De source concordante des arcanes du pouvoir ivoirien, Ouattara se trouve dans un dilemme : entre le 4e mandat ou chercher un dauphin. Et devant cette équation à plusieurs inconnus, et rendues plus complexe par les anciens leaders, de retour sur la scène politique, notamment Charles Blé Goudé et Laurent Gbagbo.
La mort de l’ancien président Henri konan Bédié, qui sans doute rabat les cartes au sein de son Parti Démocratique de la Côte d’Ivoire (PDCI), où va émerger les jours à venir, des nouveaux leaders pour conduire la destinée du parti, lors des joutes électorales de 2025. Tel un petit poussé, le Congrès panafricain pour la Justice et l’Egalité des Peuples (Cojep ) de Charles Blé Goudé, a aussi son mot à dire en 2025. La fougue de leur leader n’est plus à démontrer à plusieurs reprises et sur les chaînes nationales et internationales, il a affiché ses intentions de diriger, un jour la Côte d’Ivoire.
Les partisans de l’ancien président Laurent Gbagbo, dans la posture de l’opposition radicale, ont aussi à coup sûr des arguments à faire valoir en 2025. Dans ce marigot politique chargé d’incertitude, le président Ouattara craint et à juste titre. ‘’En 2020 il est passé par la force’’, selon l’opposition qui ne compte plus lui faire ce cadeau en 2025. Alors l’ancien fonctionnaire du Fonds monétaire internationale (FMI) a décidé d’après nos informations, de faire de la loyauté le seul critère pour travailler avec lui, ce qui aurait suscité ce balayage du 06 Octobre 20213, histoire de regrouper autour de lui, une équipe totalement dévouée à sa cause.
Cas Sénégalais
‘’Le président sénégalais, Macky Sall , a signé un le 06 Octobre 2023, un décret mettant fin aux fonctions des ministres’’ c’est par ce communiqué radio télévisé des chaines nationales sénégalaise que les ministres sénégalais ont appris leurs limogeages. ‘’Le chef de l’Etat exprime sa gratitude envers les ministres sortants pour leurs engagements et leurs réalisations’’, a indiqué le communiqué. Tout en martelant que ‘’le nouveau gouvernement sera formé sous la direction du premier ministre Amadou Ba, avec les détails de la composition à venir’’.
Il faut une équipe de combat autour du premier ministre Amadou Ba pour affronter les élections présidentielles de 2024, apprend-on des sérails du gouvernement sortant. À la dernière assise nationale, par des jeux politico politiciennes, l’ancien maire de dakar, Khalifa Sall, et Karim Wade, le fils de l’ancien président sénégalais, sont autorisés à rentrer de nouveau dans le jeu, étant hier aux bancs de la justice. Alors que le président Macky Sall a jeté l’éponge concernant son ambition de briguer le 3e mandat, suite à la pression des partisans de Ousmane Sonko, le leader de Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et le travail).
Les potentiels candidats aux élections présidentielles de février 2024 affûtent leurs armes, et avec leurs chapelles politiques, se mobilisent pour aller aux assauts des parrainages. De Idrissa Seck, à Issa Sall, de Khalifa Sall à Madicke Niang, sans oublier Karim Wade et Aminata touré, ….le champ politique sénégalais est en effervescence. Le Poulin de Macky Sall a plusieurs concurrents, face à une opposition divisée, dont le plus redoutable des opposants Ousmane Sonko bastillé, englué dans plusieurs dossiers juridiques, selon ses proches orchestrés par le président Macky Sall, dans le seul dessein d’empêcher leur champion d’aller aux élections présidentielle de février 2024.
Malgré la mise hors-jeu de Osmane Sonko, d’une manière ou d’une autres, ‘’le candidat de Macky n’a pas devant lui un boulevard ‘’ a indiqué un politologue sénégalais. Et c’est pour ‘’taillé ‘’une vraie image présidentielle de Ba que Macky est ‘’obligé’’ de procéder à ce remaniement, a-t-il confié.
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