Comores : Me Saïd Larifou, fervent défenseur de la liberté
Maître Saïd Larifou est reconnu pour son engagement indéfectible en faveur des droits de l'homme et de la liberté de la presse aux Comores. Avocat franco-comorien inscrit aux barreaux de Saint-Pierre et de Paris, il a consacré une grande partie de sa carrière à défendre les libertés fondamentales et à dénoncer les injustices dans son pays d'origine.

Maître Saïd Larifou est reconnu pour son engagement indéfectible en faveur des droits de l'homme et de la liberté de la presse aux Comores. Avocat franco-comorien inscrit aux barreaux de Saint-Pierre et de Paris, il a consacré une grande partie de sa carrière à défendre les libertés fondamentales et à dénoncer les injustices dans son pays d'origine.
Depuis plusieurs jours, l’arrestation et la comparution annoncée du journaliste Abdou Moustafa, correspondant de l’agence Reuters aux Comores, provoquent un tollé dans les milieux journalistiques et parmi les défenseurs des droits humains. À la tête de cette indignation, l’avocat franco-comorien Me Saïd Larifou, qui dénonce un "procès fantôme" orchestré pour museler la presse et réduire au silence toute voix discordante. Le journaliste, réputé pour son indépendance, a été placé en garde à vue sans motif valable, selon ses proches et ses confrères. Officiellement, le Parquet de Moroni l’accuse d’avoir "déformé" les propos du président Azali Assoumani dans une dépêche transmise à Reuters. Mais pour Me Larifou, cette affaire n’est qu’une énième démonstration de l’instrumentalisation de la justice par le pouvoir en place. "Nous assistons à une tentative de plus d’intimider, de dissuader et d’écraser toute liberté d’expression", s’indigne-t-il, dénonçant une dérive dictatoriale qui ne cesse de s’aggraver.
Un combat permanent pour la justice et les libertés
Ce n’est pas la première fois que Me Saïd Larifou s’illustre dans la défense des droits humains et des principes démocratiques. Avocat et opposant politique, il a multiplié ces dernières années les actions en faveur des victimes de répression aux Comores. En octobre, il a soutenu la famille de Fanou, un jeune Comorien mort dans des circonstances troubles après une tentative présumée d’agression contre le président Azali Assoumani. Face à l’opacité du régime, Me Larifou s’est engagé à faire toute la lumière sur cette affaire et à la porter l’affaire devant les instances compétentes. En août dernier, il a adressé une lettre ouverte au chef de l’État pour dénoncer la dégradation des droits fondamentaux et l'inaction du gouvernement face aux défis socio-politiques du pays. Il a également pris position sur les politiques migratoires, appelant à des solutions concrètes pour protéger les droits des migrants et des citoyens comoriens.
Face à la répression, un appel à la mobilisation
Dans le cadre du "procès fantôme" d’Abdou Moustafa, Me Larifou appelle à une mobilisation massive pour défendre la liberté de la presse. Il exhorte la société civile, les défenseurs des droits humains et tous les citoyens attachés à la démocratie à se rassembler jeudi devant le tribunal pour exiger la libération du journaliste et dénoncer la répression exercée par le régime. Cette affaire met en lumière un climat de plus en plus répressif aux Comores, où les arrestations arbitraires et les procès politiques se multiplient. La communauté internationale commence à réagir, mais la question demeure : jusqu’où ira le régime d’Azali Assoumani dans sa dérive autoritaire ?
Un engagement sans relâche pour la démocratie
Au fil des années, Me Saïd Larifou s’est imposé comme l’un des plus fervents défenseurs des droits humains aux Comores. Son engagement ne se limite pas à des dénonciations publiques : il n’hésite pas à entreprendre des actions en justice, à soutenir les victimes d’abus et à alerter l’opinion internationale sur les dérives du régime. Sa position critique sur la sécurité aux Comores, son combat pour la vérité et son refus de se taire face aux injustices font de lui une figure incontournable de la lutte pour les droits fondamentaux dans l’archipel. Dans un pays où les libertés sont menacées, où la justice est aux ordres et où la presse est muselée, la voix de Me Saïd Larifou résonne comme un rempart contre l’oppression. Son combat pour la vérité et la justice est plus que jamais crucial dans un contexte où chaque prise de parole dissidente est étouffée par le pouvoir en place.
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