Présidentielle de 2026 au Bénin: Wadagni, le joker à diversion ?
A mesure que s’approchent les élections générales de 2026 dont, la très capitale présidentielle, le nom et la personne du jeune ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni focalise l’attention générale au grand désidérata de son mentor, Patrice Talon. Farce ou réalité ?

A mesure que s’approchent les élections générales de 2026 dont, la très capitale présidentielle, le nom et la personne du jeune ministre béninois de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni focalise l’attention générale au grand désidérata de son mentor, Patrice Talon. Farce ou réalité ?
Par Anicet TIDJO
De l’évidence constitutionnelle que l’actuel président de République aux termes du second et dernier mandat, passe le témoin à un successeur en 2026, Patrice Talon tient à laisser le pays aux mains d’un héritier de son choix ; secret de polichinelle.
Deux ans auparavant -2023- le nom de Romauld Wadagni a fait objet du téléphone arabe comme quoi, Patrice Talon porte son choix sur lui et aurait informé les leaders des partis progouvernementaux. Or, en septembre 2022 le seul écho politique qu’on a du potentiel dauphin, n’est que sa démission du bureau politique assorti de la coalition UP-PRD qui a donné l’Union progressiste le Renouveau (UP-R). Déjà en ce moment, il est clair qu’il tient à rester sans parti politique au même titre que le chef de l’Etat qui n’est d’aucun des partis qui le soutiennent. En novembre 2023, il a réfuté toute intention présidentielle sur sa page facebook allant jusqu’à assigner en justice, un jeune étudiant qui avait suscité sa candidature. Et pourtant, la rumeur persiste. Son retrait, fin janvier 2025 et sans motif de la course à la tête de la Banque africaine Développement (Bad), est perçu dans l’opinion publique comme une décision préméditée qui conditionne l’hypothèse du projet de succession. Alors que sa candidature pour la Bad avait calmé un temps soit peu les esprits, mais laissant planer une atmosphère énigmatique.
Romuald Wadagni n’a-t-il pas tué le temps avec cette histoire de candidature pour la présidence de la Bad afin de mieux murir le projet initial, sinon s’apprêter pour la succession ? S’il est vrai que de par son ascension fulgurante, beaucoup de curieux se questionnent sur son avenir d’après pouvoir, il est autant visiblement certain qu’il a un destin croisé à celui du président Talon qui n’est pas prêt à le laisser. En clair, il fera partie intégrante de tout projet sociopolitique qu’entreprendrait l’actuel chef de l’Etat, après 2026.
Toutes les supputations ont cours actuellement sauf qu’il ne faut pas commettre l’erreur d’occulter la force à surprendre de Patrice Talon qui a la manie de prendre tout le monde à contre-pied. En 2014, tout le monde était loin d’imaginer qu’il se portait candidat à la présidentielle au Bénin. Une fois candidat, il n’était le favori, mais il remporte l’élection par ralliement au second tour. En 2019, après des législatives exclusives, personne ne savait qu’il portait son choix sur Louis Vlavonou comme président de l’Assemblée. En 2021, le choix de Talata comme sa colistière fut également une surprise. Autant d’évènements qui indiquent combien est rusé cet animal politique.
Cependant, la seule chose dont il faut être sûr venant de Talon est ce qu’il dit. Car, quand il dit, il le fait ! Si effectivement, il a eu à dire aux leaders des partis de la mouvance que le jeune ministre est son successeur, c’est à ça il faut s’attendre en 2026. Mais si ces allégations restent que des rumeurs fomentées dans les arcanes du pouvoir, les jours à venir édifieront l’opinion publique.
Après avoir renoncé à la présidence de la Bad, Romulad Wadagni relance le débat sur sa probable candidature à la présidence de la République du Bénin. S’il a effectivement la caution morale de Patrice Talon, les signaux lui sont doublement verts. Car, pour son accession à la magistrature suprême, il affrontera moins d’obstacles. Beaucoup de prétendants de la Marina ont pris la poudre d’escampette, d’autres sont derrière les barreaux pour des impaires. Les chemins du pouvoir semblent être balisés pour une succession en douceur.
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