L’AES : le mal de l’Afrique de l’Ouest
Englués dans le terrorisme, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont connu un taux d’insécurité à l’exponentiel. C’est alors que les militaires ont décidé de prendre leurs responsabilités pour faire face en premier lieu, aux questions d’insécurité, et ensuite à la restauration de la souveraineté de leurs pays. Les observateurs, les sachants, les politologues s’interrogent sur les résultats des militaires et leurs visions.

Englués dans le terrorisme, le Mali, le Niger et le Burkina Faso, ont connu un taux d’insécurité à l’exponentiel. C’est alors que les militaires ont décidé de prendre leurs responsabilités pour faire face en premier lieu, aux questions d’insécurité, et ensuite à la restauration de la souveraineté de leurs pays. Les observateurs, les sachants, les politologues s’interrogent sur les résultats des militaires et leurs visions.
Par Karl DOVONOU
La France, avec son opération Barkhane avait débarqué au Mali, pour combattre, selon les autorités françaises “le terrorisme’’. Et après plus de 10 ans de présence dans le Nord Mali et environ, cette partie du pays est devenue la gangrène du terrorisme international, où s’affrontent divers courants djihadistes (Alqmi, État Islamique, le Jenin …), sous Ibrahim Boubacar Kéita, renversé par le Colonel Assimi Goita.
Le Burkina Faso s’enfonce dans l’abîme du terrorisme sous Roch Marc Christian Kaboré, dégagé par les militaires. Et plusieurs régions du Niger sautent sous les dynamites des djihadistes sous la présidence de Mohamed Bazoum, surpris par Abdourahamane Tiani. Le chaos sécuritaire dans les trois pays du Sahel a poussé les militaires à affranchir leurs murailles et prendre d’assaut les palais, pour gérer les problèmes liés aux terrorismes, disent-ils.
Très vite le sentiment anti colonialisme a pris le pas non seulement dans les pays du sahel, mais aussi, dans tous les pays Francophone de l’Afrique de l’Ouest. La France est accusée de connivence avec les djihadistes même de géniteur et le bras armée des terroristes pour déstabiliser les régimes des militaires, soucieux de diversifier leur partenariat militaire et économique.
La proximité des civils chassés du pouvoir, avec la France, est source de polémique et ne milite pas en faveur de la France. Selon les populations et surtout la jeunesse des pays francophone de l’Afrique de l’Ouest, les civils balayés du pouvoir par les militaires sont des marionnettes aux ordres de l’ancien colon, qui les utilise pour piller les richesses minières dont la région regorge.
Les nouvelles autorités des pays du Sahel, sont immédiatement entrées dans la logique de diversifier ou changer de partenariat. Le troisième acteur entre en jeu, après la France, les États Unis, la Russie devient le choix des amis de Assimi Goita. Le matériel et les instructeurs Russe sont présents dans les pays du Sahel.
Les populations des pays issus de l’AES vivent l’enfer, des villages entiers sont attaqués, brulés, des femmes violées, des hommes valides roulés manu militari, les enfants tués, les massacres et les enlèvements de masses des populations civiles sont monnaies courantes… et les auteurs de ces crimes s’évaporent dans la nature, sans que l’armée, milice où les volontaires formés pour la circonstance ne puissent les identifier et les neutraliser.
Les pays du Sahel sont devenus une plaque tournante du terrorisme et, le virus gagne les pays de la côte, troublant la quiétude des populations de ces pays. C’est vrai que les militaires sont portés en triomphe dans leur détermination farouche à lutter contre le terrorisme et de couper les mains sales de l’impérialisme français et autres sur les richesses africaines. C’est aussi vrai que les civils ont failli dans leurs gestions des affaires de l’État.
Mais les réalités sont devant nous, les terroristes font des hécatombes dans les pays du Sahel, les institutions sont saccagées, les leaders politiques sont traqués, la presse est muselée, l’économie est boiteuse, la jeunesse est abandonnée à son triste sort, les élections libres inclusives et transparentes sont repoussées aux calendes grecque, le terrorisme étale ses ramifications de jour en jours, la région patauge dans l’océan du sang. Les experts, les observateurs, les Nations Unis pensent qu’il urge que les militaires au pouvoir dans le Sahel fassent le point et changent leur fusil d’épaule en mettant fin dans les brefs délais aux régimes de transition, par des élections inclusives, libres et transparentes.
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