Coopération France-Mali: la rupture consommée
Le 18 Août 2020, les militaires malien déposaient le président Ibrahim Boubakar Kéita pour mauvaise gestion de la crise sécuritaire. Quelques heures après, IBK s’est empressé pour rendre sa démission. Jean Yves le Drian, l’ancien ministre français des Affaires étrangère était le premier à tirer à boulet rouge sur le Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP), dirigé par le Colonel Assimi Goïta.

Le 18 Août 2020, les militaires malien déposaient le président Ibrahim Boubakar Kéita pour mauvaise gestion de la crise sécuritaire. Quelques heures après, IBK s’est empressé pour rendre sa démission. Jean Yves le Drian, l’ancien ministre français des Affaires étrangère était le premier à tirer à boulet rouge sur le Comité national pour le Salut du Peuple (CNSP), dirigé par le Colonel Assimi Goïta.
Par Katia YOUSFI (Cool.)
En prenant le contrôle des affaires d’Etat, le CNSP, selon le colonel-major, Ismaël Wagué, le porte-parole des militaires a précisé, lors d’un point de presse, ils ont l’intention de “renforcer“ leur partenariat avec d’autres “nations“ qui partagent leurs visions pour un Mali nouveau débarrassé des terroristes. C’est dans cet élan de trouver solution aux nombreux problèmes surtout sécuritaires auxquels sont confrontés les populations Maliennes.
Les nouvelles autorités Maliennes ont entamé des démarches de coopération plus avisées avec d’autres puissances que la France. Les autorités Françaises, courroucées par le changement de pouvoir à Bamako et la politique étrangère de Goïta et ses hommes, n’en démordent pas. Elles accusent la junte de faire appel aux services du groupe paramilitaire Russe “Wagner“. La junte parle des instructeurs russes pour la formation des soldats Maliens. Jour après jour, mois après mois, la passe d’armes entre les deux Etats prend des proportions inquiétantes.
Le CNSP après avoir demandé une évaluation des dix années de l’opération française «Barkhane», sensée de mener des traques antiterroristes, dont les résultats, selon l’équipe du Colonel Goïta, sont calamiteux, désastreux à la limite insultant ; a rapporté un haut gradé de l’armée malienne. Suite à ce constat affligeant, la junte demande le départ de tous les militaires français du Mali, a renseigné ce dernier. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Voilà des semaines, sinon des mois que le torchon brûle entre la France et le Mali. Ce conflit larvé entre les deux pays a abouti à l’expulsion de l’ambassadeur Français, fin janvier 2022 de Bamako.
“Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles, ont trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières et se sont transformées en une junte au service de l’obscurantisme‘’, c’est en ces termes que le premier ministre intérimaire Malien, Abdoulaye Maïga a traité la France à la tribune des Nations unies, lors de l’avant dernière journée de la 77ème Assemblée générale. “La France soutient et arme les terroristes ‘’ a-t-il clamé disant disposé des preuves pour le conseil de sécurité.
Le ministre malien des Affaires étrangère, Abdoulaye Diop à la tribune du forum de Dakar, carrefour diplomatique de la sécurité en Afrique, s’est livré à une longue diatribe contre la France qu’il accuse de “posture néocoloniale“ et d’avoir déstabilisé la région avec l’intervention militaire au Sahel. Cette Nième allocution des autorités maliennes contre la France et les coups bas des dirigeants français via les chancelleries visant à diaboliser la junte par tous les moyens, en disent long sur l’état des relations entre les deux pays.
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