Le Bénin n’est pas un Etat laïc, selon le Prof. Amouzounvi
L’universitaire et directeur du Larred, Amouzounvi Dodji a indiqué, le samedi 23 juin 2018 dernier, lors d’une soutenance de thèse de doctorat à l’UAC que l’Etat béninois a exprimé sa laïcité dans la Constitution, mais ne le manifeste pas dans les actes.

L’universitaire et directeur du Larred, Amouzounvi Dodji a indiqué, le samedi 23 juin 2018 dernier, lors d’une soutenance de thèse de doctorat à l’UAC que l’Etat béninois a exprimé sa laïcité dans la Constitution, mais ne le manifeste pas dans les actes.
Par Anicet TIDJO
A la question de savoir si le Bénin est un Etat laïque, Dr Pascal Dohou alors candidat à la thèse de doctorat a répondu “non“; une négation qu’a soutenue explicitement le Prof. Amouzounvi Dodji! Selon le directeur du Laboratoire d’Analyse et de Recherche : Religions Espaces et Développement (Larred), la laïcité de l’Etat béninois n’est que constitutionnelle et donc, ne se manifeste convenablement pas dans les actes. A-t-il fait pour preuve, allusion aux multiples célébrations de la religion chrétienne, laquelle impose des jours fériés au Bénin et ses gouvernants.
Autant de jours fériés au profit de la religion chrétienne : Noël (fête célébrée par les chrétiens le 25 décembre en souvenir de la naissance de Jésus-Christ) ; 1er janvier (fête célébrée par les chrétiens et consacrée à la circoncision de Jésus) ; lundi de Pâques (fête chrétienne annuelle et mobile qui commémore la résurrection du Christ, célébrée entre le 22 mars et le 25 avril) ; lundi de Pentecôte (fête chrétienne célébrée chaque année le cinquantième jour après Pâques pour commémorer la descente du Saint-Esprit sur les apôtres ; Remarque d'usage: par tradition, la fête est célébrée le dimanche qui précède) et bien d’autres moins en vue contre une seule journée fériée -10 janvier- au profit des vodouisants dans ce pays réputé de vaudou.
Le Prof. Amouzounvi pointe de doigt cette inégalité sociale déplorable pour un Bénin identitaire des cultes vaudous qui est une religion originaire de l’ancien royaume du Dahomey. Se désole-t-il par ailleurs, du défaut de bon sens susceptible de faire la part des choses. En conséquence, il est donc clair que le Bénin dépend plus de la religion chrétienne que celle du vaudouisme.
Il impérieux que ce débat soit approfondi et muri dans une synergie de gouvernants, d’acteurs de différentes croyances présentes au Bénin et surtout d’universitaires ayant une expertise dans les questions relatives aux religions ; pas forcément pour corriger cet état de chose, mais pour restituer moralement à l’Etat béninois, la vraie copie de son indépendance vis-à-vis des religions.
TAC
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