Conakry/Unité nationale: Sékou Kouréissy Condé, le choix qui s’impose
L’alternance démocratique à la tête des pays africains doit se faire avec la qualité des ressources humaines irréprochables à tous les niveaux. La Guinée Conakry est sur le point de vivre une nouvelle expérience, avec la candidature, à l’élection présidentielle prochaine, de Sékou Kouréissy Condé, un homme du peuple dont le parcours tranche logiquement avec les nouvelles attentes légitimes des guinéens, décidés à tourner une nouvelle page de l’histoire politique de leur nation commune.
L’alternance démocratique à la tête des pays africains doit se faire avec la qualité des ressources humaines irréprochables à tous les niveaux. La Guinée Conakry est sur le point de vivre une nouvelle expérience, avec la candidature, à l’élection présidentielle prochaine, de Sékou Kouréissy Condé, un homme du peuple dont le parcours tranche logiquement avec les nouvelles attentes légitimes des guinéens, décidés à tourner une nouvelle page de l’histoire politique de leur nation commune.
Par Koffi Didi HOUNNOU
Le poids de l'expérience politique. C'est bien évidemment le critère de choix qui s'impose à l'électorat de la Guinée-Conakry. Là-dessus, le profil idéal pour opérer la réconciliation et l’unité nationale tant attendues est incontestablement Sékou Kouréissy Condé. Tout casting fait, le président de l'African Crisis Group (ACG) se positionne comme l'homme providentiel pour délivrer tout un peuple qui a soif des changements qualitatifs. L'ancien ministre de la Sécurité sous le président Lansana Conté peut logiquement réclamer une place de choix au sein de l'élite intellectuelle africaine. Lui qui détient un parcours politique et professionnel assez dense qui milite pour son ascension à la tête de la Magistrature suprême de son pays.
Personnage politique atypique et intègre, discret et affable, Sékou Kouréissy Condé reste, à tout point de vue, le candidat de l'unité et du vivre-ensemble. Aux yeux de l'opinion publique guinéenne, il est perçu comme l'un des rares leaders politiques les plus constants sur sa ligne politique et les plus crédibles. Ce qui d'ailleurs renforce son électorat auprès des populations qui suscitent sa candidature. L'ancien médiateur de la République est bien l'homme de la situation. Sa passion pour la Guinée et son intérêt pour œuvrer au développement de son pays fondent la légitimité de sa candidature. Une motivation qui tient lieu de l'impérieuse nécessité de mobiliser et de réunir tous les Guinéens autour d'un idéal commun de développement. Une nouvelle forme de gouvernance qui se veut participative et inclusive.
Une compétence au service de la République
Le natif de Kouroussa (République de Guinée) est un intellectuel chevronné. Il a franchi, avec brio, tous les cursus scolaires et universitaires. Ancien étudiant de l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry et badé de diplômes, Sékou Kouréissy Condé est aussi un fin produit de l'Université Charles de Prague et de l'Université de Fribourg-en-Brisgau où il décrocha son doctorat en sociologie politique. Consultant, professeur et acteur politique incontournable, Sékou Kouréissy Condé est à la tête du parti politique Alliance pour le Renouveau national (Arena) qu'il a créé en 1993. Un parti qui prône la réconciliation et l’unité nationale.
Admis à l’Assemblée nationale en 1995 en tant que porte-parole du PDG-RDA, auquel son parti s'est allié, Sékou Kouréissy Condé devient successivement conseiller de Buro Diallo, président de l'Assemblée, et chef de la Division de la Coopération internationale. En 1997, il est ensuite nommé ministre de la Sécurité par le président Lansana Conté. Son mandat se déroule dans un contexte régional troublé par la guerre civile au Liberia et au Sierra Leone, deux pays frontaliers de la Guinée. À la tête du ministère de la Sécurité, Sékou Koureissy Condé a promu l'usage de la dissuasion en lieu et place de la répression, dans l'objectif d'assurer la sécurité de son pays. En 2000, il est démis de ses fonctions et est forcé à s'exiler à la suite de « l'affaire Alpha Condé»
Sa grande passion pour l'histoire, la géographie, la littérature et la philosophie l'a amené à l'Université de Kankan, puis à l'Université Gamal Abdel Nasser de Conakry où, il étudie l'histoire et la sociologie. Des facultés qui ont éveillé son sens de l'humanisme et son intégration dans la masse. Engagé très tôt dans le militantisme et la vie associative, Sékou Koureissy Condé a été élu vice-président des étudiants de l'université. Lui qui a eu à déjouer une insurrection populaire des étudiants contre le président Sékou Touré en 1977. S'ouvre alors le coup du destin. Alors premier responsable des étudiants, Sékou Koureissy Condé devient un confident du président Sékou Touré. Il accompagne le président dans tous ses déplacements internationaux pour lesquels il avait besoin d'un représentant étudiant.
Son rôle éminemment grand dans la libéralisation du système politique guinéen et l’instauration du multipartisme en 1992 fait de lui, un acteur politique clé. Avec son parti politique Alliance pour le Renouveau national (Arena), il acquiert progressivement de l'audience. Fortement attaché aux valeurs du vivre-ensemble, de la tolérance, et de la paix, il est surpris à sa rentrée en Guinée de retrouver son pays divisé par les considérations ethniques, et il décèle dans le multipartisme un risque d’aggravation de ces tensions. Le parti politique qu’il fonde se donne alors pour mission principale de prôner la réconciliation et l’unité nationale.
Un artisan de la paix
Brillant professeur, Sékou Kouréissy Condé s'exile aux Etats-Unis en 2001 où il enseigne des cours de résolution de crises et conflits politiques à l’Université Columbia et à l’Université de New York. Rappelé en 2010 en République de Guinée pour mener la transition démocratique et politique du pays, il devient alors successivement secrétaire général du Conseil national de la Transition, et premier Médiateur de la République. Son intérêt et son engagement pour la paix sur le continent noir se renforcent.
Dès lors, il fonde en 2011, l’African Crisis Group, un cabinet de conseil et d’études stratégiques dont la mission est de consolider la paix en Afrique. En tant que directeur exécutif de l'African Crisis Group, il mène une série d’actions de médiation et de résolution de crises et conflits sur le continent africain. Très impliqué dans la résolution des crises politiques qui ont secoué son pays, Sékou Koureissy Condé s'est toujours rendu disponible avec des approches innovantes, pour asseoir un climat de paix, de cohésion sociale et de stabilité politique.
Son rôle prépondérant dans la transition politique et démocratique en Guinée fait tâche d'huile et est resté dans la mémoire collective des populations guinéennes. Des qualités de sagesse et de fin négociateur qu'il puise loin dans l'héritage génétique. Issu d'une famille fortement attachée aux valeurs traditionnelles de l'Afrique, Sékou Koureissy Condé reçoit une riche éducation morale et spirituelle. Son père, Teninken-Fodé Condé, était un chef spirituel soufi. Son oncle paternel, qui l'a pris sous sa tutelle à la suite du décès de son père quand il avait cinq ans, était un Sage du village. De sa famille, sa mère est celle qui l'influença le plus, tant elle l'imprégnait de ses paroles teintées de sagesse et de bon sens.
Très engagé sur les thématiques de la paix, la prévention et la résolution des conflits en Afrique, il fonde en 2004 l'ONG American Council on Africa, spécialisée dans la recherche sur la résolution des conflits en Afrique. Il dirige cette organisation jusqu'en 2010. En 2011, il crée l'African Crisis Group, bureau indépendant de conseil et d'études stratégiques en prévention et résolution des conflits en Afrique.
Très attaché à la prévention et la résolution des conflits en Afrique, il effectue une étude comparative entre les méthodes et les mécanismes de résolutions de conflits traditionnels et modernes. De New York University, à la School of International Public Affairs de la University of Columbia, le jeune brillantissime professeur qui convainc par ses approches innovantes en matière de résolution des crises politiques a été envoyé en 2004 à l'Université du Cap pour diriger les études d'un symposium international sur la négociation et la résolution des conflits. À l'occasion de ce symposium, il rencontre Frederik de Klerk, le président de l'Afrique du Sud qui mena les réformes qui mirent fin à la politique d'apartheid en 1991.
Depuis avril 2014, il dirige une des plus grandes plates-formes de la Société civile guinéenne. La CANEG, Convention des Acteurs non Étatiques de Guinée est une organisation de la société civile guinéenne qui se donne pour mission de créer une synergie d'initiatives et d'actions entre les OSC Ouest africaines dans le domaine de la paix, de la sécurité et du développement et de promouvoir l'éducation citoyenne et la consolidation de la paix en Afrique. Ce qui lui a valu de grandes distinctions, notamment Ordre national du Mérite, République française, le 21 septembre 1999. Auteur de plusieurs publications à savoir : Dimension régionale des crises sociopolitiques en Afrique de l'Ouest : étude comparative ; La résolution des conflits en Afrique : méthodes et mécanismes formels et informels de résolution des conflits en Afrique.
Un parcours politique exceptionnel et atypique
Présent et très actif sur le terrain politique depuis des décennies, Sékou Koureissy Condé a côtoyé pratiquement tous les régimes politiques, parfois dans les premiers rôles où servant d'une oreille attentive aux dirigeants politiques guinéens. Ce qui d'ailleurs a aiguisé son sens de la gestion de la chose publique. Cadre d'une grande probité intellectuelle, celui qui a toujours manifesté une grande hostilité à "'ethno-stratégie (outil de conquête du pouvoir consistant à jouer sur les différences ethniques), Sékou Koureissy Condé est désigné par le général Sékouba Konaté, qui assure l'intérim à la tête de la Guinée, en tant que secrétaire général du Conseil national de la Transition. Cet organe, qui remplace provisoirement l'Assemblée nationale et chargé de la rédaction d'une nouvelle Constitution et d'un nouveau code électoral. Visiblement, l'homme n'a pas de concurrents. Il détient un profil hors norme pour occuper le palais Sékhoutouréya d'ici deux ans.
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