SIVAL 2026: Une dynamique collective au service du végétal
Organisée du 13 au 15 janvier 2026 au Parc des Expositions d’Angers, la 39ᵉ édition du Sival a confirmé son rôle de salon de référence pour les filières du végétal spécialisé. Avec près de 24 000 visiteurs et 700 exposants, l’événement s’impose comme un lieu structurant de rencontres professionnelles, de développement économique et de diffusion de l’innovation, en France comme à l’international.
Organisée du 13 au 15 janvier 2026 au Parc des Expositions d’Angers, la 39ᵉ édition du Sival a confirmé son rôle de salon de référence pour les filières du végétal spécialisé. Avec près de 24 000 visiteurs et 700 exposants, l’événement s’impose comme un lieu structurant de rencontres professionnelles, de développement économique et de diffusion de l’innovation, en France comme à l’international.
Dans un environnement économique et climatique contraint, Salon international des techniques de productions végétales (Sival) a offert un cadre fédérateur, propice aux échanges entre producteurs, fournisseurs, start-up, organismes techniques, chercheurs et décideurs. Les nombreuses opportunités de partenariats et de projets ont illustré la capacité du salon à accompagner les transformations du secteur et à soutenir la compétitivité des entreprises.
Un rayonnement international renforcé
L’édition 2026 a accueilli 69 acheteurs internationaux issus de 19 pays et organisé plus de 330 rencontres professionnelles dans le cadre de la convention d’affaires VIBE. Ces échanges ont ouvert des perspectives concrètes en matière de coopération et de développement commercial, renforçant la visibilité et l’attractivité des filières françaises sur la scène européenne et mondiale.
Des contenus structurés autour des grands enjeux
Le programme du Sival s’est distingué par sa richesse et sa cohérence, abordant les thématiques majeures des filières : performance économique, adaptation au changement climatique, diversification des productions, innovations variétales, robotique, biocontrôle, transition environnementale, intégration du numérique et de l’intelligence artificielle.
Plus de 3 350 participants ont pris part aux différents espaces de conférences, forums et scènes thématiques, traduisant l’intérêt croissant pour des contenus à forte valeur ajoutée. La réorganisation des espaces et la clarification des parcours ont permis une progression significative de la fréquentation en présentiel au cours des dernières années.
Une stratégie digitale en pleine expansion
En complément du salon physique, Sival TV a poursuivi son développement avec 25 heures de diffusion en direct et plus de 5 300 connexions, soit une augmentation de 64 % par rapport à l’édition précédente. Cette évolution témoigne de la pertinence d’un dispositif numérique permanent, favorisant l’accès à distance aux contenus et le partage élargi des connaissances.
De nouveaux formats pour informer et sensibiliser
Parmi les temps forts de cette édition figure le lancement du podcast Les Racines du Futur®, conçu en partenariat avec le CTIFL. Enregistrés au cœur du salon, les premiers épisodes visent à valoriser les expertises, à sensibiliser un public élargi aux enjeux du végétal spécialisé et à maintenir un lien continu avec les filières tout au long de l’année.
Agreen Défi : l’innovation numérique en action
Le Sival 2026 a également été marqué par la première édition d’Agreen Défi, une compétition intensive inédite dédiée au numérique et à l’intelligence artificielle. Étudiants, enseignants, professionnels et acteurs de l’innovation agricole ont collaboré pour concevoir des solutions opérationnelles répondant aux besoins concrets des entreprises du secteur.
Répartis en équipes pluridisciplinaires, les participants ont développé cinq projets intégrant data, IA et outils numériques, présentés devant un jury d’experts. Ces solutions illustrent le potentiel des technologies pour améliorer la performance des exploitations, optimiser la gestion des données, renforcer l’aide à la décision et accompagner les transitions professionnelles.
Un engagement sociétal affirmé
Fidèle à ses valeurs de responsabilité et de solidarité, le Sival a renouvelé son partenariat avec SOLAAL Pays de la Loire afin de soutenir l’aide alimentaire. La collecte organisée sur les stands des exposants a permis de redistribuer 878 kg de fruits et légumes au bénéfice du Secours Populaire, contribuant ainsi à une action concrète en faveur des populations les plus vulnérables.
Une édition tournée vers l’avenir
À travers cette 39ᵉ édition, le Sival confirme son positionnement comme espace de ressources incontournable, catalyseur d’innovations et levier de performance pour les filières du végétal spécialisé. Le salon donne rendez-vous aux professionnels en janvier 2027 pour une édition exceptionnelle célébrant ses 40 ans, avec l’ambition renouvelée d’accompagner durablement les transitions, la compétitivité et la durabilité du secteur.
Tito Spaldi, société Isocel
« Nous sommes experts en atmosphère contrôlée, c’est-à-dire dans le stockage de longue durée des fruits, légumes et produits frais. Dès la cueillette, le produit commence à se détériorer, autrement dit à vieillir, en consommant les substances qu’il contient. La première étape consiste à le placer au froid. La basse température ralentit le métabolisme du produit.
Avec l’atmosphère contrôlée, nous modifions ensuite les taux de gaz, notamment l’oxygène et le CO₂ dans la chambre de stockage. Cela prolonge davantage la conservation, car la respiration du produit est réduite, son métabolisme ralenti, comme s’il s’endormait. Il ne s’agit pas de produits chimiques, tout est naturel.
Nous disposons de chambres de 10 tonnes jusqu’à plus de 1 000 tonnes, notamment en Amérique du Sud. Tout dépend ensuite de la commercialisation, car dès l’ouverture de la chambre, les machines s’arrêtent et les produits doivent être écoulés rapidement.
Le SIVAL est un salon historique. La France a été l’un des premiers pays vers lesquels nous avons exporté nos produits et nos matériels. Nous y travaillons depuis les années 1960, l’entreprise ayant été fondée à la fin des années 1950. Nous comptons de nombreux clients en Val de Loire. Le Sival est donc un moment privilégié pour partager un temps convivial avec eux, échanger sur les tendances du marché et rencontrer de nouveaux partenaires et clients venus s’informer des innovations du secteur. »
Lucas Maurel, cofondateur de Xenilab
« Xenilab est fournisseur de solutions connectées. Nous intégrons des capteurs disponibles sur le marché et développons en interne un outil d’aide à la décision destiné à accompagner le producteur ou l’utilisateur dans la gestion de son exploitation.
Notre force réside dans la proximité avec les producteurs, qui sont en lien direct avec nous, ce qui leur garantit un meilleur suivi et une vision plus claire de leurs perspectives. Nous participons au Sival pour accroître notre visibilité et identifier de nouvelles opportunités de déploiement pour l’année en cours. »
Alain, société DIMACO
« DIMACO est un fabricant de nettoyeurs haute pression destinés au nettoyage des bâtiments, du matériel et des véhicules.
L’entreprise fête ses 45 ans. Nous sommes basés à Chinon, dans le Val de Loire, à environ 2h30 au sud de Paris. Notre présence au Sival s’explique par le fait que de nombreux clients souhaitent nettoyer leur matériel, leurs tracteurs ou leurs chais dans le cadre de leurs activités viticoles. »
Mathieu Omnès, directeur général de DIMACO
« Nous sommes fiers de compter des représentants de la Côte d’Ivoire parmi nos clients. C’est un pays avec lequel nous entretenons des relations commerciales solides. Nous comptons aujourd’hui trois clients principaux à Abidjan et, sur les cinq dernières années, près de 50 machines y ont été livrées.
Ces livraisons démontrent notre capacité à assembler des machines à Chinon, en France, et à les expédier à des milliers de kilomètres sans difficultés techniques majeures. Nos équipements sont simples d’utilisation et faciles à maintenir. À Abidjan, ils sont exploités sans complexité particulière.
Au-delà de la Côte d’Ivoire, nous sommes également présents au Sénégal, au Gabon et plus largement en Afrique francophone. Un déplacement est d’ailleurs envisagé en 2026 ou 2027 afin de rencontrer l’ensemble de nos partenaires sur le continent. »
Michael Laborde, technicien commercial chez Axe Environnement
« Axe Environnement est une société créée en 2002, spécialisée dans la protection de l’environnement et des personnes. Nous évoluons dans un secteur en développement où peu d’acteurs étaient présents à l’origine.
Notre présence au Sival vise à rencontrer nos clients et distributeurs et à poursuivre le développement de nos solutions. Nous proposons des équipements de protection contre les risques liés aux produits phytosanitaires. Leur utilisation impose des mesures de sécurité adaptées. Nous offrons donc des solutions complètes : masques, combinaisons, protections respiratoires et gants. »
Martin Pamiseux, dirigeant d’Agro-Biotop
« J’ai créé Agro-Biotop en 2010 afin de contribuer à la régénération des sols et des cultures par l’activation des micro-organismes et de la vie biologique, aujourd’hui en déclin.
Je suis concepteur d’un procédé unique appelé Silibus, une silice activée qui permet de décompacter les sols. La problématique actuelle est celle de sols compactés et asphyxiés. Les champignons et bactéries en symbiose avec les plantes entrent en dormance, rendant les cultures plus vulnérables aux maladies et aux insectes.
La première étape de l’agro-transition consiste donc à régénérer les sols. Le Silibus permet de réactiver la vie biologique, garante des équilibres fondamentaux du sol. »
Fabrice Dulor, société Boisselet
« Notre entreprise, fondée en 1836 en Bourgogne, s’est d’abord spécialisée dans le matériel viticole avant d’élargir sa gamme à l’arboriculture, au maraîchage et à d’autres cultures spécifiques. Nous intervenons également à l’international, notamment dans les Caraïbes pour la canne à sucre et la banane.
Nous concevons des équipements pour les cultures en ligne, avec des systèmes d’effacement mécaniques, hydrauliques et désormais électriques. Cette innovation, primée au Sival, permet de contourner les obstacles tels que les ceps de vigne, troncs d’arbres ou autres plantations.
Nos solutions assurent le désherbage et le travail du sol tout en favorisant un enracinement profond, limitant ainsi les risques liés à l’humidité excessive ou au stress hydrique. Notre présence au Sival remonte à plusieurs décennies. Le salon représente pour nous un rendez-vous régional, national et international essentiel. »
Laurent Bouton, référent pédagogique au CNAM
« Le CNAM, Conservatoire national des arts et métiers, développe via l’Institut Boussingo un nouveau diplôme d’ingénieur axé sur l’analyse des données agricoles.
Face à l’abondance de données disponibles, l’objectif est de les interconnecter afin d’exploiter l’intelligence artificielle pour améliorer les rendements, renforcer la sécurité alimentaire et optimiser le conseil en élevage. »
Bruno Dupont, ancien président du Sival
« Pour cette 39ᵉ édition du Sival, dont j’ai transmis la présidence à Albert Richard, je ressens une certaine fierté. Le salon, exclusivement réservé aux professionnels, incarne près de 40 années d’engagement en faveur de l’innovation dans le végétal spécialisé.
Aujourd’hui, je consacre davantage de temps aux activités internationales. Partout dans le monde, la question de l’indépendance alimentaire devient centrale. Chaque pays doit trouver un modèle adapté à son contexte.
Au fil de mes voyages, notamment en Afrique, j’ai constaté l’existence d’un potentiel considérable, souvent insuffisamment valorisé. De nombreux acteurs locaux sont compétents et innovants, mais ne bénéficient pas toujours du soutien nécessaire.
Le développement de salons professionnels dédiés, comme l’initiative en cours au Sénégal, constitue une piste prometteuse. Le Bénin pourrait également envisager une telle dynamique afin de valoriser ses professionnels et de renforcer son autonomie alimentaire.
Je demeure convaincu que si les décideurs accordaient davantage de confiance aux acteurs économiques locaux et favorisaient l’ouverture internationale, de nombreux pays africains pourraient consolider durablement leur souveraineté alimentaire. L’enjeu est essentiel : permettre à chaque citoyen de se nourrir sainement et dignement grâce au développement de ses propres ressources. »
Réalisation : Anicet TIDJO
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